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Dimanche 22 mars 2009
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Jeudi 27 mars 2008

Mon esprit est pour moi un royaume,

Tant j’y trouve de joies

Excédant toutes les autres félicités

Que le monde nous offre et fait croitre dans sa bonté.

Bien que je désire ce que la plupart possèdent,

Mon esprit me garde néanmoins de tout besoin impérieux.

 

La pompe des princes, les richesses engrangées,

La force de remporter la victoire,

L’esprit habile qui sait guérir les plaies,

La silhouette qui charme l’œil amoureux ;

Rien de tout cela ne me fera céder,

Car mon esprit pourvoit à tout.

 

Je vois quantité de gens souffrir,

Et des grimpeurs trop pressés bientôt tomber ;

Je vois que les faux pas de ceux qui sont en haut,

Menacent tous ceux qui sont en bas ;

Ils endurent leur labeur et s’arrangent avec la peur :

De tels soucis mon esprit ne pourra jamais supporter.

 

Je vis satisfait, telle est mon enseigne,

Ne cherchant rien de plus que le nécessaire ;

Je ne supporte aucune attitude hautaine ;

Car voyez, ce qui me manque, mon esprit me l’offre.

Et ainsi je triomphe comme un roi,

Satisfait de ce que m’on esprit m’apporte.

 

Certains en ont trop, et pourtant ils en veulent encore;

J’en ai peu, mais cela me suffit.

Ils sont pauvres, malgré tout ce qu’ils possèdent,

Et je suis riche avec le peu que j’ai.

Ils sont pauvres, je suis riche ; ils mendient, je donne ;

Ils sont dans le manque, je laisse aller ; ils se languissent, je vis.

 

 

Je ne ris pas des malheurs des autres;

Je ne leur garde pas rancune pour ce qu’ils obtiennent ;

Aucun bien matériel ne peut créer de remous dans mon esprit ;

Mon état d’esprit pareil à lui-même toujours demeure.

Je ne crains nul ennemi, je ne rampe devant personne ;

Je ne hais pas la vie, ni ne crains ma fin.

 

Certains mesurent leur plaisir à leur convoitise,

Leur sagesse à la rage de leur volonté ;

Leur trésor est leur seul confident,

La ruse, leur seul talent :

Mais pour moi, de tous les plaisirs,

Avoir l’esprit tranquille est le plus grand.

 

La santé et la tranquillité sont ma richesse,

Une conscience nette, mon choix de défense ;

Je ne cherche pas à plaire en soudoyant,

Ni à offenser par la supercherie.

Ainsi je vis ma vie, ainsi je mourrai ;

Que tous puissent en faire autant.

 

Sir Edward Dyer

(1543-1607)

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Jeudi 27 mars 2008

VOYEZ, Le Miracle est là.

 

Le Paradis c’est : toutes les formes apparentes qui vous entourent. Leur forme, leur texture, leur couleur. Le dur, le mou, le lumineux et le sombre, le chaud et le froid, et toutes les gradations et variations entre ces extrêmes.

 

Voyez - le miracle est là, partout, mais pour une raison quelconque, nous avons passé nos vies à rechercher plus, beaucoup plus.

 

Lorsque cette recherche futile est « vue » par personne, cela devient véritablement intéressant.

 

Lorsque la recherche d’un sens se dissout, cela devient immensément signifiant.

 

Lorsque la recherche pour le sacré et le divin s’effondre, Dieu est révélé dans toutes les choses de ce monde.

 

Prenez un moment maintenant, posez ce livre. Regardez autour de vous.

 

CELA  est le seul mystère : le fait que vous soyez ici, que c’est maintenant, qu’il y a des choses, apparentes ou autres, qu’il puisse exister un mouvement, le temps, l’espace, les autres, que tout cela soit possible…

 

Cela est l’unique miracle, et c’est toujours là devant nous.

 

Et le miracle inclut tout, la souffrance, autant que le plaisir, la haine autant que l’amour. Le terrorisme, les personnes qui gagnent à la loterie, les maladies cardiaques, les guerres, les génocides, la télévision dans la journée, tout cet incroyable et magnifique bazar.

 

Des cœurs se brisent, des larmes coulent, des cancers ravagent des corps, partout dans le monde – le miracle inclut tout cela également.

 

La vie est, peu importe ce que nous croyons ou ne croyons pas. Ce moment est, quand bien même nous y résistons de toutes nos forces ou essayons de le fuir.

Mais aucune fuite n’est vraiment nécessaire.

 

Ce monde n’est un problème que du point de vue de l’individu séparé, qui s’efforce de faire quelque chose de sa vie avant de mourir, qui essaye de rester en sécurité, de réussir, de trouver un sens à un monde qui, en apparencen’en a pas, d’être populaire, de trouver l’amour, d’éviter la peine et la souffrance…

 

Cependant, comme l’existence de l’individu séparé et isolé commence à être démasquée, cette histoire de vie apparente commence à être vue pour ce qu’elle a toujours été : un rêve, ni plus ni moins ; une narration qui se dépolie dans la conscience, une histoire, un film, une pièce, un grand jeu cosmique.

 

Un jeu n’est sérieux que lorsqu’on oublie qu’il s’agit d’un jeu.

 

En apparence rien n’est changé : il y a toujours le vide et la forme, la douleur et le plaisir, des corps en mouvement et d’autres au repos, « moi et « vous », nos relations apparentes, nos histoires de vie compliquées, et les nuages, les arbres, les rivières, les fleurs, les oiseaux, les bébés qui naissent, et des proches qui meurent, et le soleil qui se lève et se couche chaque jour…

 

Cependant, en dessous de tout cela, il y a un amour et une sérénité que je ne pourrai jamais mettre en mots.

 

Extrait du livre : « La vie sans centre » de Jeff Foster

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Mercredi 14 novembre 2007

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